
Gérald Darmanin, ministre de la Justice, intensifie la pression pour expulser les détenus étrangers
2025-03-23
Auteur: Michel
Le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, a récemment lancé un appel à l'adresse des procureurs et des directeurs de prison pour qu'ils identifient les détenus étrangers susceptibles d'être expulsés du territoire français. Selon une circulaire révélée le 22 mars dernier, ce geste s'inscrit dans le cadre d'une politique pénale stricte, visant à traiter les cas des détenus étrangers définitivement condamnés. Darmanin souligne la nécessité d’agir face à la question pressante de la surpopulation carcérale, qui constitue un défi majeur pour le système judiciaire français.
Dans ses déclarations, il a particulièrement insisté sur le fait que le nombre actuel de 19 000 détenus étrangers – représentant une part significative de la population carcérale, soit près de 24,5% – doit être réduit pour soulager les prisons françaises. Par exemple, parmi ces détenus, plus de 16 000 proviennent de pays hors de l'Union européenne. "Si nous parvenions à expulser ces individus ou à les transférer dans leurs pays d'origine, nous pourrions potentiellement résoudre le problème de la surpopulation", a affirmé Darmanin.
La circulaire encourage également un usage accru des mesures de libération anticipée, en particulier lorsqu'il s'agit d'expulsions. Cette option permettrait de libérer plus rapidement certains détenus afin qu'ils purgent leur peine dans leur pays d'origine, tout en restant sous le contrôle des autorités. En outre, le ministre appelle à faciliter les procédures de transfert pour que les condamnés puissent être renvoyés dans leur pays d’origine, un processus soutenu par une décision-cadre européenne déjà intégrée dans le code français.
Ce développement dans la politique pénale française suscite toutefois des inquiétudes. Les défenseurs des droits de l’homme mettent en garde contre le risque d'une surenchère dans les expulsions et appellent à garantir le respect des droits des détenus. L’équilibre entre la nécessité de maintenir l’ordre public et celui de respecter les droits fondamentaux demeure un sujet délicat.
En conclusion, cette initiative de Gérald Darmanin pose la question de la responsabilité de la France face à la gestion de sa population carcérale et de l’engagement du gouvernement à trouver des solutions durables et respectueuses des droits humains.