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Renault et Nissan : une alliance transformée qui permet des ajustements cruciaux !

2025-03-31

Auteur: Michel

PARIS - Deux ans après avoir assoupli leur alliance historique, Renault et Nissan ont récemment annoncé un nouvel assouplissement qui pourrait redéfinir l'avenir des deux géants de l'automobile. En effet, chaque partenaire pourra désormais réduire sa participation à 10% dans le capital de l'autre, un changement notable par rapport à la limite de 15% qui prévalait jusqu'à présent. Ce mouvement vise à favoriser le redressement de Nissan, qui a été en proie à des difficultés financières et opérationnelles ces dernières années.

Renault a également révélé son intention de prendre le contrôle total de son usine en Inde, en augmentant sa participation de 49% à 100%. Cette décision vise à renforcer son positionnement sur le marché international. De son côté, Nissan a été libéré de son engagement d'investir 600 millions d'euros dans Ampere, la division électrique et logiciels de Renault, ce qui pourrait renforcer sa position de liquidité à un moment où il est en pleine restructuration.

Duncan Minto, le directeur financier de Renault Group, a déclaré lors d'une conférence de presse que cette décision renforçait la flexibilité pour les deux entreprises, permettant à Nissan de vendre des actifs afin d'améliorer sa situation financière. Avec un plan de restructuration en cours, cette liberté financière est cruciale.

En dépit de ces changements, Renault a confirmé ses prévisions d'un flux de trésorerie libre supérieur à 2 milliards d'euros d'ici 2025, malgré un impact de 200 millions d'euros lié à la prise de contrôle de l'usine indienne. L'objectif d'une marge opérationnelle d'au moins 7% pour cette année reste également en ligne.

Une des nouvelles initiatives notables concerne une version pour Nissan de la future Renault Twingo électrique, prévue pour 2026. Ce projet démontre que, malgré les recentrages, l'alliance franco-japonaise continue de fonctionner sur certains segments, en conservant des collaborations notamment en Inde et en Europe.

Ivan Espinosa, le nouveau directeur général de Nissan, a affirmé que son entreprise s'engageait à préserver la valeur de l'alliance tout en adoptant des mesures qui amélioreront son efficacité. Cependant, Nissan continue de faire face à des défis considérables, comprenant une baisse des ventes et des perturbations au sein de sa direction, des conséquences qui perdurent après le départ tumultueux de Carlos Ghosn, l'ancien architecte de cette alliance.

Le nouvel accord devra encore passer par certaines validations avant d'être pleinement opérationnel, ce qui est prévu d'ici fin mai 2025. Dans le cadre de ces évolutions, l'avenir de Renault et Nissan semble prometteur, mais rempli de défis à surmonter. La question reste : ces ajustements seront-ils suffisants pour redresser la situation de Nissan et renforcer leur partenariat ? Restez connectés pour les prochaines actualités sur ce dossier brûlant !