
Guerre à Gaza : Nouvelles tragiques et promesses de cessez-le-feu de Netanyahu
2025-03-30
Auteur: Philippe
Le Croissant-Rouge a signalé la perte tragique de 14 secouristes, dont huit ambulanciers palestiniens, dans des frappes israéliennes sur des ambulances à Gaza. Les incidents se sont produits lors de tirs israéliens à Tal Al-Sultan, dans l'ouest de Rafah, un secteur touché par la violence depuis plusieurs semaines.
Bassem Naïm, un responsable du Hamas, accuse les forces israéliennes de commettre des "crimes de guerre" en s’en prenant à des volontaires humanitaires. Il a décrit ces actions comme un "massacre brutal et délibéré" ciblant des équipes de secours, ce qui a suscité l'indignation internationale.
Le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahu, a affirmé que les dirigeants du Hamas "seraient autorisés à partir" de Gaza, à condition qu'ils déposent les armes. Cette annonce fait suite aux récentes propositions de cessez-le-feu par des médiateurs égyptiens et qataris, le Hamas ayant reconnu avoir approuvé ces négociations.
Disant que la pression militaire sur le Hamas fonctionne, Netanyahu a tenté de montrer des avancées dans les pourparlers. "Nous voyons apparaître des brèches dans les négociations. Si le Hamas dépose les armes, ses dirigeants pourront quitter Gaza", a-t-il précisé.
Cependant, des responsables du Hamas ont rapidement réagi en déclarant que la possibilité de céder leurs armes était une "ligne rouge". Le gouvernement israélien, en coordination avec les États-Unis, a annoncé avoir soumis une contre-proposition aux médiateurs.
Dans le contexte de la tension croissante, Netanyahu est programmé pour se rendre en Hongrie malgré un mandat d'arrêt émis par la Cour pénale internationale pour des soupçons de crimes de guerre à Gaza. Son voyage en Hongrie, prévu pour le 2 avril, a été critiqué en raison de ses implications juridiques.
Sur le terrain, l'armée israélienne a également annoncé avoir intercepté un missile tiré du Yémen, soulignant la portée internationale du conflit. Les rebelles houthis, soutenus par l'Iran, ont intensifié leurs attaques en réponse aux frappes israéliennes, menaçant d’accroître le niveau de violence tant dans la région que contre Israël.
Concernant la situation humanitaire, la défense civile de Gaza rapporte que des frappes israéliennes à Khan Younès ont causé la mort d'au moins huit personnes, dont des enfants, survenant au premier jour de l'Aïd al-Fitr, une période de fête marquant la fin du jeûne du Ramadan. Ces bombes ont été lancées alors que des pourparlers de trêve étaient en cours, dessinant un tableau désespéré de la situation sur le terrain.
Face à ces évènements tragiques, le chef du Hezbollah, Naïm Qassem, a exprimé que la poursuite des attaques israéliennes contre le Liban est inacceptable et a appelé le gouvernement libanais à agir, menaçant de recourir à d'autres mesures si les agressions continuaient. La tension entre Israël et le Liban reste à son comble alors que chaque partie s'accuse mutuellement d'agression.
Enfin, Washington a rappelé à la communauté internationale la nécessité de désarmer le Hezbollah, plaçant la responsabilité sur le gouvernement libanais. Cette dynamique internationale et régionale souligne la complexité d'une paix durable dans la région, où des milliers de vies sont menacées par la guerre et la violence.