
Bernard Caïazzo : « Nasser Al-Khelaïffi a sauvé plusieurs fois le football français »
2025-03-30
Auteur: Chloé
Jeudi dernier, France 2 a diffusé un épisode très attendu de Complément d’Enquête intitulé « Pouvoir, Scandale et Gros sous », centré sur Nasser Al-Khelaïfi et le Paris Saint-Germain (PSG). Cette enquête, qui a duré neuf mois, promettait de surprenantes révélations sur les méthodes du président du PSG, avec les témoignages de plusieurs personnalités du monde du football français. Bernard Caïazzo, ancien actionnaire et co-président de l’AS Saint-Étienne, devait également être interrogé pour le reportage. Cependant, son entretien n’a finalement pas été diffusé, une décision qu'il a découverte peu avant la diffusion. Caïazzo a exprimé sa déception, considérant cette omission comme malhonnête et dénonçant un reportage biaisé contre Nasser Al-Khelaïffi sans offrir une chance d'entendre des avis contradictoires.
Dans une interview avec Foot Mercato, Caïazzo a évoqué le déroulement de l’enquête : « J’ai été contacté il y a plusieurs mois, mais ils ont surtout utilisé mon nom pour promouvoir l’émission. Après avoir donné une interview franche sur Nasser, j’ai appris seulement deux jours avant la diffusion que je ne figurerais pas dans le reportage. C’est un manque de respect et je considère cela comme incorrect. Le reportage semble clairement à charge. »
Lorsqu’on lui a demandé son avis sur l’enquête, Caïazzo a réagi vivement : « Sincèrement, je ne pense pas que ceux qui ont réalisé ce reportage connaissent vraiment le football. Passer neuf mois à enquêter pour conclure que le président d’un club peut influencer les supporters par des banderoles, c'est tout simplement ridicule. » Il souligne l’évidence que des sentiments de supporters ne peuvent pas être contrôlés par un dirigeant, surtout en cas de transfert controversé.
Le débat a également porté sur la soi-disant « armée digitale » du PSG : une équipe de 60 personnes en Tunisie censée gérer les réseaux sociaux du club. Caïazzo a réagi avec scepticisme : « Franchement, pensez-vous qu’une petite équipe de 60 personnes puisse compenser le mécontentement de millions de fans ? Cela n’a pas de sens. »
Concernant son lien avec Nasser Al-Khelaïffi, Caïazzo a partagé des souvenirs de leurs interactions passées. « J’ai été le premier à recevoir Nasser à Paris en tant que président du collège de Ligue 1. Nous avons eu nos désaccords, mais cela arrive souvent dans le football. » Il a aussi commenté la pression qui pèse sur les clubs due aux énormes pertes financières, exacerbées par la pandémie et d'autres facteurs économiques.
Enfin, Caïazzo a défendu Nasser sur son rôle au niveau des droits TV, expliquant comment BeIN a, à plusieurs reprises, sauvé le football français, grâce à des investissements cruciaux. « Les gens pensent que Nasser peut dépenser des millions sans limites, mais ce n’est pas possible. » Il a conclu en soulignant que bien que Nasser montre parfois de l’agitation, cela ne reflète pas vraiment sa personnalité, qui reste professionnelle dans des moments de tension.
Avec de telles révélations et débats, l’épisode de Complément d’Enquête montre à quel point le monde du football français reste complexe et controversé, et laisse les fans avides de connaître la vérité derrière les coulisses.