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[Vidéo] Joseph Oughourlian fait le grand déballage sur les dysfonctionnements de la Ligue 1 !

2025-04-01

Auteur: Julie

Les récentes tensions au sein de la Ligue 1 refont surface. Dans une intervention sur RMC, Fabien Touati, réalisateur d'un numéro de Complément d’Enquête consacré à Nasser Al-Khelaïfi et au PSG, a partagé un extrait explosif des discussions du collège de Ligue 1 datant du 14 février. Joseph Oughourlian, le président du RC Lens, n'a pas mâché ses mots et a vivement critiqué la gestion actuelle de la ligue.

Oughourlian a exprimé son indignation concernant le petit groupe qui, selon lui, contrôle depuis trop longtemps les décisions relatives aux droits TV. « Vous êtes tous là à vous plaindre du manque d'information et de gouvernance, mais il existe une petite clique qui garde tout en main. Si cette clique avait pris des décisions éclairées, nous serions en bien meilleure posture aujourd'hui », a déclaré le président lensois.

Il a souligné l'énorme déséquilibre touchant les abonnements pour les diffusions de la Ligue 1 : « Nous sommes passés de 1,2 million d’abonnés sur Amazon à seulement 400 000 aujourd'hui, dans un pays de 65 millions d’habitants ! C'est simplement inacceptable. » Oughourlian a ajouté qu'il était grand temps de repenser la gouvernance pour éviter que la situation ne se détériore davantage.

Dans un ton des plus frustrés, il a insisté sur le besoin de préparer un plan B et d'impliquer des experts pour redresser la ligue. « Nous avons un exemple de bêtise collective ici. Nos erreurs passées avec Mediapro, Amazon et DAZN sont des leçons à ne pas ignorer. Si nous continuons dans cette direction, nous risquons de détruire notre produit. »

Oughourlian a également lancé un appel pour revoir la répartition des droits TV, spécialement en défaveur des petits clubs qui n'en profitent pas équitablement. « Il faut cesser de privilégier les clubs qui jouent en Europe au détriment des Lens, Angers et autres. Il est temps d’opérer un changement pour égaliser les chances. »

Cette prise de parole marque un tournant dans le débat sur la gouvernance du football français et pourrait inciter d'autres dirigeants à exprimer leurs frustrations face à un système qu'ils jugent profondément inégal.