
La France insoumise relance sa campagne pour la VIe République
2025-03-30
Auteur: Julie
Le mouvement politique La France insoumise (LFI) donne un nouvel élan à sa campagne en faveur de la VIe République, une initiative qui représente l'un de ses chevaux de bataille historiques. La campagne a été lancée par une série de meetings, le premier ayant eu lieu le dimanche 30 mars à Montpellier, accompagné d'une pétition pour inscrire cette question cruciale à l'agenda de l'Assemblée nationale.
Manuel Bompard, coordinateur de LFI, a déclaré devant une foule d'environ 500 personnes : « Si vous souhaitez vous opposer à l'autoritarisme et lutter contre les dérives de la démocratie, alors vous devez vous mobiliser pour la VIe République. » Pierre-Yves Cadalen, député du Finistère et membre de LFI, a souligné que « la volonté du peuple français n'a pas été respectée » et a critiqué le président Emmanuel Macron, arguant qu'il se comporte de manière irresponsable grâce aux dispositions de la Ve République.
La campagne vise à convoquer une Assemblée constituante qui serait élue par représentation proportionnelle intégrale, à l’image du système des élections européennes. M. Cadalen, premier signataire de la pétition, a confié à l’Agence France-Presse (AFP) qu’un premier objectif est de récolter 100 000 signatures, ce qui permettrait à la pétition d’être affichée sur le site de l’Assemblée. À l'heure actuelle, le compteur a déjà dépassé les 9 000 signatures.
Une série de réunions est prévue jusqu'en juin, avec des étapes à Belfort, Roubaix et Auxerre, où Jean-Luc Mélenchon prendra la parole le 30 avril. En parallèle, une consultation populaire sera mise en place pour encourager l'implication citoyenne via un site Internet dédié (Pourla6erepublique.fr).
La VIe République telle que souhaitée par Jean-Luc Mélenchon et son groupe inclurait également des mesures comme le droit à mourir dans la dignité ainsi qu'une « règle verte » favorisant l’écologie dans la constitution. Plutôt que de supprimer la présidence, LFI envisage de rééquilibrer les pouvoirs avec des mécanismes tels qu'un « référendum révocatoire ».
De plus, Manuel Bompard a proposé aux députés des autres partis de gauche, notamment communistes et écologistes, de déposer ensemble une motion de censure contre le gouvernement, mais cela ne se fera qu’après avoir obtenu des engagements de soutien de leur part. Cette initiative suscite déjà de vives discussions et pourrait impacter significativement le paysage politique français dans les mois à venir.