
Attention ! Ce traitement pris par un Français sur 10 pourrait augmenter le risque de mort subite !
2025-03-31
Auteur: Michel
Environ six millions de Français, soit un sur dix, prennent actuellement des antidépresseurs. En 2015, près de 13,4% de la population a consommé des benzodiazépines, des médicaments souvent prescrits pour traiter l'anxiété, le stress ou l'insomnie. Néanmoins, le ministère de la Santé souligne que ces médicaments n'abordent pas les causes sous-jacentes des symptômes, et ne doivent pas être considérés comme un traitement efficace contre la dépression.
Pour ajouter à cela, un rapport du Haut conseil de la famille, de l'enfance et de l'âge, publié en mars 2023, révèle une augmentation alarmante de 60% de la consommation d'antidépresseurs entre 2014 et 2021 chez les jeunes de moins de 19 ans, ce qui soulève des inquiétudes sur l'état mental grandissant des adolescents et jeunes adultes en France.
Une étude inquiétante présentée lors du congrès 2025 de l'Association européenne du rythme cardiaque a révélé une association entre l'utilisation d'antidépresseurs et un risque accru de mort subite. Cette recherche, impliquant des données de tous les décès de résidents danois âgés de 18 à 90 ans en 2010, a permis de former deux groupes : ceux qui prenaient des antidépresseurs et ceux qui n'en prenaient pas. Les résultats sont frappants : les personnes sous antidépresseurs montraient une prévalence de mort subite d'origine cardiaque significativement plus élevée, à l'exception des 18-29 ans, où l'association n'était pas significativement vérifiée.
De plus, les chercheurs ont noté que la durée de prise des antidépresseurs joue un rôle crucial. Ceux qui avaient pris ces médicaments pendant un à cinq ans avaient un risque de mort subite cardiaque supérieur de 56%, tandis que ceux qui en prenaient depuis six ans ou plus avaient un risque 2,2 fois plus élevé.
Le Dr Jasmin Mujkanovic, co-auteur de l'étude, affirme que la durée d'exposition aux antidépresseurs est liée à un risque accru de mort subite, ce qui met en lumière l'importance d'une surveillance médicale étroite pour ceux qui suivent un traitement prolongé.
Les chercheurs suggèrent que cette corrélation pourrait être influencée par les effets indésirables des antidépresseurs, associés éventuellement à des facteurs tels que le comportement, le mode de vie, un accès tardif aux soins ou des problèmes de santé cardiovasculaire préexistants. Cette étude souligne donc la nécessité de recherches supplémentaires pour mieux comprendre ces liens potentiels, car il est crucial de garantir la sécurité des patients sous antidépresseurs.
Il est donc précieux de rester vigilant et de discuter régulièrement avec un professionnel de santé afin de peser les risques et bénéfices d'un traitement prolongé par antidépresseurs.