
Lutte contre le narcotrafic : Une Proposition de Loi Soutenue par la Majorité à l’Assemblée Nationale
2025-04-01
Auteur: Julie
Ce mardi après-midi, l'Assemblée nationale a largement approuvé une proposition de loi sénatoriale, avec 436 voix pour et 75 contre, visant à éradiquer le narcotrafic en France. Ce texte a reçu un soutien presque unanime de la majorité gouvernementale, incluant macronistes, Les Républicains (LR), le Rassemblement national, ainsi que des membres de l'Union des droites pour la République (UDR) et des Socialistes, tandis que seuls les Insoumis se sont opposés à la loi. Plusieurs députés écologistes et communistes ont choisi de s'abstenir, signalant des divisions au sein de la gauche.
La loi, qui a fait l'objet de débats prolongés à l'Assemblée nationale, introduit plusieurs mesures clés pour renforcer la lutte contre le narcotrafic. Parmi celles-ci, la création d'un parquet national anti-criminalité organisée, comme souhaité par le Garde des Sceaux, Gérald Darmanin, qui se penchera sur les affaires les plus complexes et dangereuses. De plus, un nouveau régime de détention plus strict sera mis en place pour les détenus sévèrement dangereux.
L'une des mesures les plus controversées est l'établissement d'un "dossier-coffre", qui fonctionnera comme un "procès-verbal distinct" et sera inaccessible aux avocats de la défense. Cette innovation vise à protéger les enquêtes et les témoins dans les affaires de criminalité organisée, notamment lorsque la vie d'un enquêteur ou d'un informateur est en péril. Cependant, des provisions initiales autorisant l'accès à des messageries chiffrées ont été retirées du texte pendant les discussions.
Les députés ont également souligné les absences notables des élus macronistes et LR durant les débats, alors que les membres du Rassemblement national se sont mobilisés face à une forte présence de la gauche. Certains députés de la majorité se sont exprimés sur l'importance de cette loi, la qualifiant de "nouvelle étape" pour le combat contre les narcotrafiquants, tout en envoyant un message clair aux criminels que les forces de l'ordre seraient présentes partout.
La gauche, quant à elle, reste divisée. Certains membres, comme Elsa Faucillon, députée communiste, ont exprimé des réserves, affirmant que le texte ne va pas assez loin et qu'il est le résultat de manœuvres politiques, tandis que d'autres, tels que Gabrielle Cathala, députée Insoumise, soutiennent qu'elle ne changera rien face à la criminalité organisée, critiquant les méthodes jugées inhumaines du gouvernement.
Le texte n'ayant pas été adopté dans les mêmes termes qu'au Sénat, une commission mixte paritaire entre députés et sénateurs devrait bientôt être convoquée pour chercher un consensus dans le but d'une mise en application rapide, permettant ainsi à la France de se doter des outils nécessaires pour lutter efficacement contre le narcotrafic.